En mots, en image, en musique… ce mois-ci, c’est le thème « De l’espoir » qui a été proposé !


Jamás

AM

“Horas podría yo pasar, en una quietud dolorosamente silenciosa, contemplando la pureza de una compañía que confunde cualquier alma. Esta es mi perdición, pensar lo imposible vital, olvidar que los sueños, sueños son.

Deseo infinito es el mío de llevarte a conocer el cielo cuando en mí resuena tu mirada, sentir el olor de tu piel tras caerse en ella gotas de una lluvia tan tormentosa como tu alma.

Locura será la mía.

Llena de esperanza mi alma resistirá a la amargura de esta vida tan vacía. Y me gustaría, un momento, solo un instante, sentir la delicadeza de tu pasión, la dulzura de tus labios, el tumulto de tu cuerpo. Olvidar que sin ti será mi vida, y hacer que este instante sea infinitamente nuestro.”

Consciente que jamás sus almas se unieron, se fue aquella alma en pena, de unos pasos que arrastraban la amargura de una esperanza desilusionada. Bajo la luz de una ciudad hundida en la noche, una luz mojada por una lluvia hecha de gotas de arrepentimiento, llena de una esperanza silenciosa, deambulaba aquella insaciable mujer, soñando poder sentir de él lo eterno, como si de su oxigeno se tratará.

AM: ses participations au blog


Zoe

zoeZoe: ses participations au blog


Y

Benjamin

Sur son lit la peur a pris la fuite parmi la rosée
Parmi les rayons qui viennent percer de leurs ongles courbés les racines de l’ennui
Les murs étaient vides laissant les leçons de la pluie s’écouler sur leurs vitres
Des ombres venaient pourtant sur le plafond s’y dessiner
Calme et haletante obscurité qui s’évanouit dans un drap bleu
Et au réveil qui tend en souriant les plaisirs de la nuit tombée
Vague cinétique et pulse comme l’aiguille à sa montre qui vient de trembler
La mélancolie déposait dans ses yeux un charme si triste
Dans mes bras j’aimerais saisir la vertigineuse profondeur de ces soirs
Et son regard si chagriné écumant le mien
Glissant entre mes doigts de l’espoir
Et un cœur si ardent qu’il brûlerait le mien
Alors au matin bouillonnant d’une étrange rage de vaincre
Les lumières ne seront plus ces blancs dans le noir
Étoiles fébriles clignotant dans un vaste invisible
Mais des ombres au sol qui tourneront pour demain.

Benjamin: ses participations au blog / son blog


A nos nuits marengonaises

Maya

Il y a une grande maison jaune en plein cœur de la ville, une maison avec un peu trop de portes, des centaines de fenêtres et un jardin caché, jardin secret, que le passant ne peut deviner.
Cette maison, c’est la mienne. Elle porte le doux nom d’une bataille napoléonienne – preuve s’il en est que la beauté peut se cacher partout, même dans la violence la plus pure – Marengo. C’est un mot doux à l’oreille, les sonorités sont belles, il raisonne bien. Ca fait comme du velours sur la bouche quand on le prononce : Marengo…
Je vis dans cette maison où il y  a un peu trop de portes et des centaines de fenêtre, il y aussi des escaliers dérobés dont je ne comprendrai jamais la logique. Il y a plein de boites aux lettres en bois, alignées les unes à côtés des autres dans le couloir, ça fait comme une réunion, où des milliers de mots voyagent et se rassemblent. Il y a la véranda avec le buste de l’Abbé Fouque qui n’essaye plus de nous surveiller malgré son air sévère – il a compris, je crois, depuis longtemps, que c’était peine perdue, que l’on ne résistait pas à l’insolence d’adolescence. Il y a le jardin secret pour les soirs d’étés et le réfectoire l’hiver.
C’est beau Marengo, un peu désuet peut-être mais c’est beau dans mon cœur, parce que j’aime ce lieu un peu toujours en mouvement, ce lieu où malgré le silence, se pressent des filles par dizaines, dans les couloirs, dans les chambres, dans les salles de travail, dans la salle de sport… Ca entre, ça sort, ça va et ça vient perpétuellement. C’est vivant.

J’aime ce lieu par celles qui le composent. Pour moi, Marengo, c’est Idil, c’est Noémie, c’est Coline, Johanna, Andréa et Emma. C’est Marie, Fanny, Isabelle et Terry aussi. C’est Juliette, Bérénice et toutes les autres encore, que je croise le soir aux cuisines, et le matin dans le hall. Pour moi, Marengo c’est elles. Et quand vient le soir, et que la nuit a recouvert la ville, il y a cet instant privilégié, ce moment hors du temps du travail, cette heure qui nous appartient et où nous descendons manger toutes ensemble. La table est toujours un peu petite, et on se serre tout autour. C’est important la symbolique de la table ronde. On ne s’en rend pas compte comme ça mais c’est important : pas de haut de table et pas de bas de table, comme ça, tout le monde est à égalité, tout le monde se voit. Et je vois leur visage, fatigué, soulagé, exultant, rieur, angoissé, indigné, moqueur, attentif, amical… Je vois leur visage et leur pyjama de toutes les couleurs, les couverts qui teintent dans les assiettes et les nouvelles échangées. La discussion commence. Et c’est là, à cet instant précis, que l’espoir nait.
Dans leurs doutes et leurs obstinations, dans leurs réussites et leurs échecs, dans leurs opinions et leurs réflexions, dans leurs rires et leurs sourires, dans toutes nos hésitations et nos plus longues errances, c’est là, partout, que l’espoir nait, c’est quand je les vois et que je suis avec elle, et qu’alors je ne pense plus aux milliers de choses que je dois faire, que je devrait être en train de faire, que je ne fais pas, que je ne ferai probablement jamais. C’est là que j’oublie de tout ça, toutes les pensées négatives. Dans la nuit marengonaise. Les mots qui s’entrechoquent, se heurtent ou se mêlent s’insinuent en moi et font naître ce sentiment qui enfle dans ma poitrine : la gratitude. Le bonheur d’être là, et de les avoir près de moi, pour une heure de nuit. De savoir qu’elles ne sont jamais loin, que je peux compter sur elles. Mes compagnes de crépuscule. Mon espoir c’est vous. C’est à vous que je lève mon verre, et à nos nuits marengonaises.

Maya: ses participations au blog


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