En mots et en images, voici les créations des membres du #ProjetPlaceBlanche pour le sujet « Comme dans un rêve » proposé ce mois-ci !


 

Elora

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Elora: ses participations au projet Place Blanche / son blog: L’Imaginarium d’Arole


Rêve marin

Maya

La toute première fois que l’enfant aux pieds nus avait mis son masque de plongée, elle ne savait encore pas comment respirer dans un tuba ni comment rentrer dans l’eau avec la difficulté que représentent les palmes (il ne faut jamais sous estimer cette difficulté là dans les calanques de Provence où les plus petits galets se glissent dans le moindre interstice), elle savait déjà nager, elle avait su nager dès son plus jeune âge, elle était pratiquement née dans l’eau, c’était une enfant de la mer.

L’enfant aux pieds nus n’a jamais eu peur des vagues et des fonds marins, elle n’a jamais ressenti cette crainte ancestrale des créatures tapies dans les profondeurs : elle savait, par instinct, que la mer était son élément, qu’elle ne lui voulait que du bien.

L’enfant aux pieds nus et à la peau brune d’été, aux lèvres au goût de sel, aux cheveux rayons de soleil se lance dans l’eau et elle nage.

Comme si cela avait toujours été son état naturel, elle se déploie, étrange animal mi terrestre mi aquatique à la maladresse touchante et aux éclaboussures tonitruantes. Elle bat des jambes comme le moniteur lui a appris à la piscine, elle n’a pas assez d’yeux pour tout voir, le monde marin s’éclaire et devient différent.

Avec le masque pour voir cette immensité inconnue, elle découvre les trésors insoupçonnés des calanques du sud, les étoiles de mer à l’orange flamboyant, les oursins violacés tapis dans les recoins des rochers, les bancs de poisson argentés, les posidonies d’un vert intense…

Le monde sous marin est un autre monde, feutré, ralenti, bleu. L’enfant aux pieds nus se sent pousser des nageoires dans cette apesanteur lointainement connue, cette apesanteur qui est celle du ventre maternel, protecteur, ruisselant, chaud. Le mot est, de toutes façons, presque le même, mère, mer…

L’enfant aux pieds nus plonge et s’enfonce au milieu des arapèdes et des coquillages, elle en ramène toujours des poignées, qu’elle range dans son maillot pour pouvoir continuer à nager.

Mais ce qu’elle préfère, c’est quand, après être descendue tout au fond de l’eau, elle remonte progressivement à la surface, et qu’elle sent l’eau redevenir plus chaude, et la pression diminuer sur sa poitrine. La lumière pénètre l’eau de ses rayons, c’est l’union du ciel et de la mer. Et elle, elle si petite, elle remonte vers la surface irisée, en apesanteur, éloignée de tout, dans le calme originel des premiers temps de la vie sur terre, elle ne peut pas s’empêcher de tendre la main vers la surface dorée et de la voir émerger, alors qu’elle est encore sous l’eau, d’être troublée par cette double sensation, celle de faire partie de deux univers à la fois. Et soudain c’est la percée, elle émerge doucement des eaux, elle a le goût des embruns dans la bouche et le chant des cigales dans les oreilles. Elle ouvre les yeux et la lumière l’éblouit, comme dans un rêve…

Maya: ses participations au projet Place Blanche / son blog: Khûlture


Chloé B

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Chloé: ses participations au projet Place Blanche / ses photos sur 500px


Idil

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Mes participations au projet Place Blanche


Et vous, à quoi auriez vous pensé pour « Comme dans un rêve » ? J’attends vos commentaires !

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